LE PALAIS ROYAL

Qui sommes-nous ?

Jean-Philippe Sarcos

Jean-Philippe Sarcos, direction musicale

L’énergie, l’élégance, l’enthousiasme communicatif et les qualités artistiques de Jean-Philippe Sarcos en font un chef d’orchestre réputé, notamment pour ses interprétations du répertoire français.

Il dirige sur les plus grandes scènes françaises et étrangères : théâtre des Champs-Élysées, Seine Musicale, Alte Oper de Francfort… On lui doit la création française de la Coronation Ode d’Elgar, à Pleyel. Unique élève de Georges Prêtre, il a hérité de son maître l’amour du répertoire français, du baroque au romantique.

Directeur musical du Palais royal, il a notamment interprété l’intégrale des concertos et symphonies de Beethoven sur instruments d’époque. Parmi ses enregistrements figurent le premier enregistrement des œuvres sacrées de Mel Bonis et Paradisi Gloria, paru en 2024 chez Aparté.

L’Orchestre

Fondé en 2010, Le Palais royal est un orchestre jouant sur instruments d’époque. Réputé pour son énergie et la vitalité de ses interprétations, il joue un répertoire s’étendant de la fin du XVIIe siècle au milieu du XXe siècle. Il doit sa signature musicale singulière à son chef Jean-Philippe Sarcos.

Son credo : rendre unique chaque concert en privilégiant la proximité, l’émerveillement et le partage avec le public. Avant de jouer, Jean-Philippe Sarcos présente aux auditeurs les œuvres interprétées sous un angle aussi bien historique que philosophique, et montre ce que ces œuvres peuvent nous apporter aujourd’hui.

Une ligne artistique en trois axes

La musique française du XIXe siècle. Unique élève de Georges Prêtre, Jean-Philippe Sarcos a hérité de son goût pour la musique française. Récemment, il a interprété les symphonies de Franck, Lalo, Bizet, Berlioz, Saint-Saëns, les concertos pour piano et pour violon et les oratorios Le Déluge et La Terre promise de Saint-Saëns, ainsi que de nombreuses œuvres de Fauré, Widor, Paladilhe, Poulenc…

La musique du tournant du XVIIIe siècle, avec Mozart, Beethoven, Haydn ou encore Mendelssohn. Le Palais royal a interprété l’intégrale des symphonies de Beethoven sur instruments d’époque, redécouvert les versions françaises d’origine de La Création et des Saisons de Haydn, tout en poursuivant son exploration de l’œuvre symphonique et chorale de Mendelssohn.

La musique baroque, en particulier celle de Haendel que Jean-Philippe Sarcos affectionne particulièrement. Ainsi Glory ou encore Haendel, musiques royales figurent-ils parmi les programmes phares du Palais royal.

Collaborant avec des solistes talentueux (Mathias Vidal, Marion Vergez-Pascal, Juliette Mey, Orlando Bass), Le Palais royal n’a de cesse de renouveler l’interprétation sur instruments d’époque grâce à des formes nouvelles de concerts et à des approches novatrices.

Le Palais royal s’inscrit sur la scène musicale française comme un véritable passeur d’histoire, de musique, d’enthousiasme et d’émotion. Il n’hésite pas à proposer des œuvres rares aux côtés de chefs-d’œuvre du répertoire, comme sur le disque Paradisi Gloria paru en 2024 chez Aparté.

Le Chœur

Historique

De 14 à 18 ans, parallèlement à des études musicales complètes, Jean-Philippe Sarcos est guidé par différents chefs de chœur dont Denis Dupays, alors chef des chœurs du Capitole de Toulouse. Il étudie aussi en profondeur le chant grégorien à l’abbaye de Solesmes avec Dom Jean Clair, maître des chœurs de l’abbaye, qui lui transmet le goût de la souplesse des mélodies non accompagnées et le rend sensible à la conduite du discours musical et au rythme verbal.

À 19 ans, il vient à Paris où il reçoit l’enseignement de grands maîtres de la voix : William Christie, qui l’intègre dans sa classe au CNSMDP et lui enseigne pendant trois ans les secrets de la musique ancienne ; Yvonne Pons, son professeur de chant pendant huit ans, qui lui transmet une vision du chant français où la diction doit être première — précision de l’articulation et netteté des consonnes pour que chaque mot ainsi ciselé soit compréhensible. À la mort d’Yvonne Pons, il travaille pendant dix ans avec Ana Maria Miranda, qui insiste sur la définition précise de chaque voyelle : « Si la voyelle est belle, la voix sera belle. »

Ces deux visions complémentaires auront une influence déterminante sur le son du chœur du Palais royal, où les voix doivent être pleines, brillantes, naturelles, sans tension. Dirigeant sans cesse des chœurs à partir de 14 ans, Jean-Philippe Sarcos fonde le chœur du Palais royal en 2010, fruit de ses expériences passées qui ont développé son goût et sa connaissance de la voix et des chanteurs.

Le son du Palais royal

Pour des raisons historiques et philosophiques, le son du chœur du Palais royal est caractéristique et reconnaissable. L’engagement expressif de chaque chanteur est privilégié dans toutes les phases de répétitions et bien sûr au concert. Le travail de chœur vise d’abord à ce que chaque chanteur se sente libre d’utiliser sa voix pleine, comme il le ferait en soliste et comme cela s’est pratiqué pendant des siècles.

L’exigence du par cœur pour chaque production, au-delà de l’expressivité et de la proximité qu’il favorise avec les autres chanteurs et avec le public, est un exercice particulièrement formateur pour les chanteurs, qui retrouvent cette règle à l’opéra. C’est à partir de cette liberté de chaque personne que Jean-Philippe Sarcos trouve et polit une homogénéité naturelle d’ensemble : la vision du chef part d’une réalité et non d’un son idéalisé. Le résultat est à la fois audible et visible.

L’originalité du chœur

La personnalité charismatique de Jean-Philippe Sarcos, son approche originale du son de chœur et sa faculté à rassembler les chanteurs dans une énergie commune et bienveillante créent un esprit de troupe qui démarque le chœur du Palais royal dans le paysage des chœurs professionnels en France. Parmi les éléments qui en font l’originalité : un répertoire large, de Buxtehude à Poulenc ; le chant par cœur, souvent en pupitres éclatés, y compris pour l’oratorio ; un orchestre propre animé des mêmes principes ; le travail sur le texte, la diction, les accents toniques et les couleurs de la langue ; la liberté d’interprétation laissée à chaque chanteur pour atteindre un engagement total.

Depuis sa création en 2010, le chœur a été au cœur de projets de grande envergure : Virtuosité baroque (2010), Haendel, musiques royales (2012), le Requiem de Campra (2013), Vivaldi masqué (2014), Rameau et l’esprit français (2014), Joie baroque (créé en 2016 puis repris en 2018 à La Seine Musicale), La Création (2016) et Les Saisons de Haydn (2017), ces deux derniers oratorios en version française d’origine.

Depuis 2018, Le Palais royal crée des spectacles de théâtre musical pour chœur avec des répertoires ambitieux et peu connus. En mars 2018 naît Tout est Lumière, un concert théâtralisé qui ressemble à un opéra pour chœur, mis en scène par Benjamin Prins : un esprit de troupe, proche de l’univers de la comédie musicale, transforme le chœur du Palais royal en un chœur de chanteurs-comédiens unique en son genre. En mars 2019, Le Palais royal crée sur le même format Berlioz le fantastique – Épisodes de la vie d’un artiste. En novembre 2019, il crée Glory à La Seine Musicale, avec des œuvres magistrales pour chœur et orchestre de Haendel. En mai 2020, troisième volet de ces productions scéniques pour chœur : Les derniers jours de Pompéi, en partenariat avec Le Grand Palais.

Le chœur en vidéo

Retrouvez les grands moments du chœur du Palais royal sur notre chaîne YouTube :